La Pépinière de l’ESS veille sur ses jeunes pousses

3 mai 2012

ESSDepuis 2007, la Pépinière de l’économie sociale et solidaire du Val d’Ille met ses locaux à la disposition de structures ou porteurs de projet qui développent une activité à forte utilité sociale et contribuent au développement durable. Actuellement, cinq projets sont hébergés à Langouët.

Créée par la Communauté de communes du Val d’Ille, la pépinière de l’ESS a pour vocation de favoriser l’émergence de nouvelles initiatives dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Ses locaux sont mis à disposition de porteurs de projet pour une période de six mois à trois ans moyennant un faible loyer (20e par mois), pour leur permettre d’expérimenter et de développer leur activité. « Nous n’accueillons pas exclusivement des projets développés sur le Val d’Ille », précise Christian Roger, vice-président du Val d’Ille délégué à l’économie sociale et solidaire. « Depuis sa création, la pépinière de l’ESS a déjà accueilli 11 structures ou porteurs de projets, dont 8 sont encore en activité », comptabilise Anne-Gaëlle Mangin, chargée de mission solidarité au Val d’Ille. « Cinq d’entre eux sont hébergés à Langouët actuellement ».

Animation sociale

Déjà bien connu des habitants du territoire, le GPAS Val d’Ille (groupe de pédagogie et d’animation sociale) a mis en place un dispositif d’animation pour les jeunes de 12 à 18 ans. Il s’agit d’un projet d’éducation populaire à vocation de prévention sociale. Les animateurs vont à la rencontre des jeunes sur l’espace public et s’adressent plus particulièrement à ceux qui sont touchés par la marginalisation sociale, économique ou culturelle.

Développement durable

BRUDED, réseau de collectivités bretonnes engagées dans le développement durable et solidaire, dispose d’une antenne à la pépinière de Langouët depuis fin 2009. L’association, qui compte aujourd’hui 125 collectivités adhérentes dans toute la Bretagne, y a installé l’un de ses 4 chargés de mission, Mikaël Laurent, responsable du secteur Ille-et-Vilaine/nord Loire-Atlantique. « Ça crée une dynamique très forte à la pépinière, parce que ça permet de tisser des liens avec les acteurs de l’ESS », estime Anne-Gaëlle Mangin.

Shiatsu et cuisine bio

Praticienne shiatsu et cuisinière bio, Solène Poirier a lancé « Le Souffle des saisons » fin 2010. Hébergée à la pépinière de l’ESS depuis avril 2011 et accompagnée par la SCOP Oxalis, elle propose des séances de shiatsu et massage individuelles, suivies de conseils en hygiène de vie et alimentaires, et des ateliers de cuisine bio collectifs. Ponctuellement, elle peut aussi avoir une activité de traiteur, sur un volume limité. Son projet s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation à l’écologie, établissant des liens entre bien-être, santé, alimentation et environnement.

Plantes sauvages

Animatrice nature spécialisée dans les vertus des plantes, Maud Roudaut a créé « Le Jardin Sauvage » pour pouvoir partager sa passion du monde végétal et transmettre ses connaissances. Hébergée à la pépinière de l’ESS depuis octobre 2011, elle développe son activité comme salariée au sein de la coopérative Elan créateur. Elle intervient à la demande d’associations, écoles, entreprises ou collectivités pour animer des balades découvertes, des stages, des ateliers pour apprendre à cuisiner les plantes sauvages comestibles ou à utiliser les plantes médicinales… Organisme de formation agréé, « Le Jardin Sauvage » propose aussi des formations spécifiques destinées aux restaurateurs, professionnels du tourisme, de l’éducation…

Cinéma et territoire

Fraîchement arrivée à la pépinière de l’ESS, Marielle Guille, artiste plasticienne, expérimente un projet culturel liant cinéma et territoire. Un atelier de création cinématographique pour les enfants a vu le jour en 2010, dans le cadre du micro-festival de court-métrages « Bazouges fait son cinéma ». Pour Marielle, cet atelier constitue une recherche-action liant l’artiste, la complexité et le territoire.  « Le film réalisé permet de visualiser l’imaginaire individuel ou collectif qui s’est exprimé en lien avec le territoire », explique-t-elle. Marielle souhaite maintenant poursuivre sa démarche en travaillant avec différents publics. Elle propose aux citoyens de faire du cinéma pour comprendre le cinéma comme art et les invite à devenir acteur de la culture sur leur territoire, pour devenir des « spect-acteurs ».

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