La LPO mène une enquête sur les hirondelles

1 juillet 2012

Cette année, la LPO lance une grande enquête nationale sur les populations d’hirondelles du territoire métropolitain. Ce programme participatif vise à collecter un maximum d’informations sur les colonies d’hirondelles pour mieux les protéger.

L’enquête consiste à cartographier la répartition des populations d’hirondelles sur le territoire métropolitain et, dans la mesure du possible, à évaluer leur état de santé. N’hésitez pas à apporter votre contribution, notamment à l’enquête participative qui concerne les hirondelles de fenêtre. Toutes les données intéressent la LPO, quel que soit le lieu d’observation. Elles peuvent être saisies directement sur le site www.enquete-hirondelles.fr, où vous trouverez des informations sur les espèces et un guide d’aide à la prospection. L’enquête est simple et se remplit aisément à l’occasion d’une balade dans le village ou tout simplement en levant les yeux !

Une enquête, pourquoi ?

Les effectifs des différentes espèces d’hirondelles sont en net déclin et il semble donc nécessaire de mieux connaître ces espèces pour mieux les protéger et les prendre en compte dans les aménagements urbains. Pour mieux comprendre ce déclin, faisons brièvement connaissance avec elles.

On compte trois espèces d’hirondelles dans notre département. Les deux plus connues, qui vivent en notre compagnie, sont l’hirondelle rustique (ou de cheminée) et l’hirondelle de fenêtre. La troisième espèce est l’hirondelle de rivage, qui ne fréquente que rarement les hommes et recherche généralement la tranquillité des gravières et étangs du département, où elle niche dans les micro-falaises sableuses.

L’hirondelle rustique est bien connue dans nos campagnes. Elle nichait, il n’y a pas si longtemps encore, dans toutes les fermes du département, dans les petits villages de nos campagnes et parfois même en ville. Cette espèce maçonne un nid, avec de la boue mélangée à sa salive, sur la poutre ou dans un coin de mur des étables et autres lieux qui accueillent du bétail. Elle nichait parfois dans les cheminées qui n’étaient plus utilisées au retour des beaux jours, d’où son ancien nom d’hirondelle de cheminée. Aujourd’hui, bien rares sont les bâtiments pouvant encore accueillir un couple de cette espèce. Les vieilles granges sont très souvent aménagées en habitation ou les portes des étables restent hermétiquement fermées.

L’hirondelle de fenêtre, qui squatte les rebords des fenêtres ou des toitures d’habitation, est une parfaite urbaine. On la trouve encore dans les grandes villes et quelques villages. Son nid est lui aussi maçonné avec de la terre mélangée à de la salive. Mais certaines personnes, gênées par les piaillements matinaux et les fientes le long des parois des murs, ont participé à la destruction massive de cette espèce en supprimant les nids, et en détruisant parfois les œufs et poussins de l’année, choses par ailleurs interdites, car les hirondelles sont des espèces protégées et qu’en les protégeant, la loi protège aussi œufs et nids…

Parmi les points communs à ces espèces, il y a donc leur alimentation (elles sont toutes strictement insectivores et ne chassent qu’en vol) et leur nidification (elles nichent sur ou dans des bâtiments créés par l’homme). Malheureusement, l’évolution récente de l’agriculture et de l’habitat pousse à la disparition des insectes et des lieux d’accueil. Privées de gîte et de couvert, les hirondelles ne peuvent plus se reproduire en nombre suffisant, car seuls 20 % des oiseaux nés chaque année survivent à la migration !

Il faut donc les aider et, pour cela, il y a différents moyens d’agir : conserver les nids existants (les désagréments éventuels liés aux fientes peuvent être éliminés en posant une planchette de bois sous le nid) ; limiter au strict nécessaire l’utilisation de pesticides ; lors d’un ravalement de façade, poser des nids artificiels ou une planchette de bois brut à l’endroit des anciens nids ; lors de la réhabilitation d’une grange, conserver une entrée (lucarne de 20×20 cm) pour qu’elle puisse retrouver le nid familial ; maintenir une flaque de boue à proximité, car un couple fait plus de 2000 allers et retours pour amener la boue nécessaire pour construire son nid !

 

N’hésitez pas à vous renseigner auprès de la LPO Ille-et-Vilaine, ille-et-vilaine@lpo.fr ou 02 99 27 21 13.

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N°143 – Avril-Mai 2014

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15.000 exemplaires
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